Les jeunes du diocèse racontent leur confinement


Dans cette page, nous donnons la parole à des jeunes du diocèse. Collégiens, lycéens, étudiants, jeunes pros, voyez/lisez/écoutez la diversité de ce qu’ils vivent en confinement !

Maguelonne - un confinement au service des plus fragiles avec Saint Vincent de Paul

Maguelonne de la conférence jeune d’Angers, a décidé de continuer d’aider durant le confinement. Elle nous raconte :

Vincent - un soignant du front : médecin, chrétien et citoyen au quotidien

Vincent est médecin généraliste et médecin de soins palliatifs, il exerce dans trois structures situées dans le Grand Saumurois. Le nombre de patients en situation palliative qui demande à être accompagné à domicile a pratiquement doublé ces dernières semaines. Avec l’Hôpital à Domicile, il accompagne plusieurs patients atteints de COVID 19 en maisons de retraite, parfois jusqu’au terme de leur vie. Il nous raconte :


Sceptique au départ, anxieux au début du confinement, débordant de motivation ensuite … cette crise sanitaire m’a fait passer par différentes émotions, en tant que médecin, chrétien et citoyen !

Médecin ? Les premières semaines, nous avons dû redoubler d’ingéniosité et réinventer notre manière d’exercer la médecine. C’est une vraie chance d’avoir pu nous préparer en s’appuyant sur les recommandations de nos confrères du Grand Est. Avec mes collègues de soins palliatifs, nous avons mis en place plusieurs dispositifs dans le 49 notamment en EHPAD. L’anticipation et la collégialité restent les mots clés de nos accompagnements auprès des plus fragiles. Je vois une belle solidarité entre médecins, une vraie fraternité sur le terrain, un vrai souci de prendre soin de l’autre (patient et soignant) …

Chrétien ? Toutes ces démarches et réflexions sont à la fois stimulantes et inquiétantes. Heureusement, le Seigneur veille sur nous et l’Esprit-Saint nous guide...

Citoyen ? Les journées restent intenses physiquement et psychologiquement mais c’est un véritable honneur de pouvoir servir son pays.

Merci Seigneur de me bousculer autant !

Cette épidémie de COVID 19 me ramène à l’essentiel, me questionne dans ma vie personnelle et dans ma vie professionnelle. Le Carême 2020 restera marqué à vie en moi, il bouscule ma routine de catholique engagé et me fait sortir de ma zone de confort dans laquelle je restais souvent « cloîtré » les années précédentes.

Un Carême inattendu mais qui prend tout son sens… Ce n’est pas le Carême de l’abstinence mais celui du don de soi avec un grand « D ».

Joie Pascale et prière : rester optimiste

La prière nous aide à nous surpasser, à rester disponibles pour nos patients et nos collègues soignants, à ne pas compter nos heures… Belle nouveauté d’ailleurs, je prie régulièrement pour mes collègues proches et éloignés (Grand-Est, Ile de France…). La joie pascale nous donne toutes les raisons d’espérer prochainement une accalmie, puis une gestion rigoureuse et apaisée de la fin de cette crise sanitaire.

Mathilde - un confinement chantant pour fêter la Résurrection du Seigneur

Mathilde, chef de chœur du Chœur à Cœur, chœur d’étudiants et jeunes pros angevins qui continue à chanter pendant le confinement ! Elle nous raconte son confinement chantant :

Pour fêter la Résurrection du Seigneur, nous avons souhaité avec le Chœur à Cœur enregistrer un chœur virtuel pour manifester notre grande joie d’être chrétiens ! C’était l’occasion de partager une belle mission entre nous tous, malgré le confinement, et de vivre l’union fraternelle que nous partageons depuis déjà presque 2 ans. La technologie permet d’évangéliser en témoignant de notre foi et de l’Amour du Christ. Dieu est toujours avec nous et il ne nous abandonne pas ! Alléluia, Jubilate Deo !

Cyriaque - un confinement de séminariste

Cyriaque, est séminariste habituellement au séminaire St Jean de Nantes, et en paroisse à Saumur. Il est actuellement confiné chez ses parents. Il nous raconte :

Jeanne et Thibault - des jeunes mariés dont le travail continue pendant le confinement

Pendant cette période, la vie de Jeanne et Thibault suit son cours, ils vivent l’extraordinaire dans l’ordinaire ! Jeanne est infirmière, elle ne connaît ni le confinement ni le chômage partiel ! 😉
Thibault est responsable de production, après deux semaines de télétravail il a repris le chemin de son entreprise il y a déjà deux semaines. Ils nous racontent :


Mariés depuis 1 an nous avons fêté ce premier anniversaire confinés, tous les deux, en amoureux. Nous re-découvrons la joie d’être chez soi, juste simplement réunis le temps des week-end.

Nous multiplions les appels avec nos familles et nos amis comme nous ne l’aurions jamais fait sans tout cela.

Le dimanche nous regardons la messe en direct depuis notre salon. La semaine nous tâchons de suivre les différents propositions des paroisses du diocèse et d’ailleurs. Nous découvrons une nouvelle manière de vivre notre foi et de rencontrer le Seigneur !

Ce temps de confinement est pour notre foyer plein de joie, de simplicité et de paix contrastant avec l’anxiété ambiante du "dehors".

Salomé, Natacha, Aloïs, Gauthier et Géraud - une fratrie de CONFINÉS

Des CONFINES à Angers !
Comment allons-nous vivre si nous sommes confinés plusieurs mois ? Plus d’école, plus d’activités, plus de weekends campés et de dîners interminables avec nos amis !
On pourrait partir à la campagne chez grand-mère, se retrouver avec tous les cousins et vivre des vacances prolongées !!! Bricoler et jouer toute la journée : le rêve !
Non, nous avons choisis de rester à Angers afin continuer de préparer sérieusement les concours des deux aînées reportées pour plus de connaissances emmagasinées ; poursuivre les examens et la fin de la première année de musicologie de notre artiste familial ; découvrir la continuité pédagogique (pas si évidente) pour une année de quatrième un peu chamboulée ; télétravailler dans des pièces séparées pour ne pas empiéter sur la réunion de l’autre.
Folle idée que de se retrouver à 6 à la maison car on peut vivre ensemble 3 semaines mais pas 6, 4 mais pas 6, 5 mais pas 6, 6 semaines mais pas... ah ! eh bien si c’est possible cela fait déjà 6 semaines et nous sommes toujours ensembles. Oui, ce n’est pas toujours évident, les discussions sont souvent bouleversées, des disputes éclates mais un équilibre s’est mis en place dans notre famille très animée.
Inespérée ce confinement nous a permis de redécouvrir la prière en famille, tous les matins, personne n’est obligé mais finalement nous aimons nous y retrouver et confier les personnes esseulées, isolées ou endeuillées. Nous avons la chance d’avoir des amis prêtres proposant la messe en direct ce qui nous permet de prier en Église depuis notre salon.
Nous nous retrouvons tous les soirs à 20h avec nos voisins afin d’applaudir les héros du quotidiens (soignants, pompiers, ceux qui travaillent et tous ceux qui restent chez eux) et regarder le balai des parachutes en papiers (fruit du bricolage de la journée de nos petits voisins) lancés depuis la fenêtre du haut pour animer nos soirées de quartier.
Épique ce confinement nous permet de nous retrouver et de nous ajuster, les travaux dans la maison commence à s’accumuler... nous commençons à espérer ne pas être déconfinés trop tôt afin de les avoir finis. C’est l’occasion de grands ménages, de bricolages... de faire ce que nous ne prenons pas le temps de faire habituellement. C’est aussi le moment de faire des projets pour rester dans l’Espérance de retrouvailles et d’un déconfinement joyeux.
Si notre vie est un peu chamboulée, c’est le cas de bien d’autres foyers, nous avons de la chance d’avoir notre belle maison et nos voisins. Nous tachons de progresser chaque jour dans l’attention aux autres par des appels, des échanges depuis la fenêtre, des fleurs déposées chez les personnes accueillies en EHPAD...

Natacha pour les Augustin confinés à Angers 😊

Quentin - un confinement au service des plus fragiles avec la Croix Rouge

Quentin est habituellement éducateur, travaillant en internat. Dès le début du confinement, il a décidé de donner du sens à cette période en répondant à l’appel à bénévoles de la Croix Rouge. Il nous raconte :

Tu veux aussi raconter ton vécu de confinement ? Envoie ton dessin, ton poème, ta prière, ton témoignage, ta vidéo, ou tout support qui te plait, par email à Anaïs amontaclair chez diocese49.org